Eileen Chang

Eileen Chang

Eileen Chang (張愛玲) est née en 1920 à Shanghai. Initiée très tôt aux enchantements raffinés des chefs-d’œuvre de la littérature classique chinoise, elle a commencé sa carrière d’écrivain à vingt ans, dans la période de la guerre sino-japonaise et de la Seconde Guerre mondiale. À la fois portée par le souffle de liberté venu de l’Occident et pénétrée de culture traditionnelle, Eileen Chang déploie tout son art d’observatrice dans cette Chine en mutation. Bientôt désenchantée, elle se détourne d’une gloire déjà considérable et, après un séjour à Hong Kong entre 1939 et 1942, s’exile en 1955 aux États-Unis. Elle s’éteint à Los Angeles en 1995.

Eileen Chang est arrivée à l’Université de Hong Kong en août 1939 et l’a quittée sans avoir terminé ses études en mai 1942, pendant l’occupation japonaise de Hong Kong, les cours ayant été interrompus par la guerre depuis décembre 1941. Trois courtes années seulement, mais assez longtemps pour que la ville laisse une empreinte sur son œuvre et que l’autrice dépose elle aussi une marque indélébile sur la ville. Une exposition virtuelle a été créée et mise en ligne par l’Université de Hong Kong en mémoire du séjour de cette écrivaine à la carrière littéraire aussi intense qu’extraordinaire.

Son roman Love in a Fallen City 《傾城之戀》 a été traduit en français par Emmanuelle Péchenart et publié une première fois aux Éditions de l’Aube en 2005, puis dans une version révisée aux Éditions Zulma en 2014. D’autres courts romans ont paru : deux aux Éditions Bleu de Chine — La cangue d’or《金鎖記》(1999) et Rose rouge et rose blanche 《紅玫瑰與白玫瑰》 (2001) — et deux autres chez Zulma en 2015 sous le titre Deux brûle-parfums《沉香屑,第一、二爐香》, tous dans une traduction d’Emmanuelle Péchenart.

Un recueil a aussi paru en 2008 aux Éditions Robert Laffont comprenant quatre nouvelles, toujours traduites par Emmanuelle Péchenart :  « Bouclage »〈封鎖〉, « Le méridien du cœur » 〈心經〉, « La Faïencerie »〈琉璃瓦〉, et « Lust, Caution »〈色、戒〉 qui donne son titre au recueil et a été portée à l’écran par Ang Lee en 2007.

Dans la revue Jentayu, sa nouvelle « Murmure »〈私語〉a été traduite par Tan-Ying Chou et Emmanuelle Péchenart pour le numéro 9 « Exil ». Quelques autres nouvelles encore sont disponibles dans divers recueils.

Lire l’article de Brigitte Duzan sur le site Chinese Short Stories.

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